Développement local

Le projet d’Avel Marine diffère totalement des autres projets de transport maritime à la voile sur au moins deux points : il veut lier étroitement le développement local et le cabotage de proximité et, par ailleurs, il considère le même schéma pour le fluvial et pour le maritime. Ce dernier point sera traité ailleurs.

La première question qui se pose, concernant les caboteurs fluviaux ou maritimes, porte sur la nature de leur fret. Dans notre projet, le fret sera constitué par tout ce qui est produit et consommé dans le périmètre économique de tous les ports visités. En dehors des poncifs que sont le muscadet de Nantes, le sel de Guérande ou l’oignon de Roscoff (produits que nous apprécions pourtant !), le fret sera constitué par les conserves, les vêtements, les boissons, les produits d’entretien, etc. Pour l’instant, il n’y aura pas de produits périssables, afin de ne considérer le problème du froid que dans un deuxième temps.

Un produit fabriqué dans la région nantaise, par exemple, pourra ainsi être vendu à Redon, l’Aber Wrac’h ou Tréguier, en étant transporté par des bateaux décarbonés au lieu de l’être pas des camions 100% gazole parfois sur de longues distances. Cette manière de faire va donc permettre de valoriser les produits fabriqués localement, tout en facilitant leur diffusion tout autour du littoral et des canaux, sans passer obligatoirement entre les mains de la grande distribution.

Alors que la lutte des associations de type Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) se concentrent sur les produits alimentaires frais locaux, le projet d’Avel Marine peut être considéré comme une extension de cette démarche, en considérant l’ensemble des productions locales et en développant les échanges bas carbone entre tous les ports et leur zone économique. La création de magasins du caboteur et l’organisation de circuits terrestres optimisés dans les zones de collecte/distribution du fret vont aussi dans ce sens.

Une autre conséquence sera que la plus-value générée pourra être réinvestie sur place au lieu d’être drainée vers des entités nationales ou internationales, avec des conséquences importantes pour l’emploi.

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